Présentation Solutions pour intermédiaires

Grâce à AlimentSuisse, organiser des "clubs d’achats":

  • site Internet sur la plateforme, personnalisable
  • géré par un responsable (indépendant ou association)
  • le responsable détermine le modèle économique (formation)
  • les consommateurs intéressés rejoignent le site

Le responsable propose des PRODUITS à COMMANDER sur son site qui sont LIVRÉS après PAIEMENT. Différentes combinaisons possibles:

Produits
  • catalogue produits locaux (type marché)
  • catalogue (menu) produits transformés fait main (type restaurant ou traiteur)
  • catalogue produits transformés et emballés (type magasin)
  • catalogue en gros, en vrac (achats groupés)
  • sauvetage alimentaire
  • sans choix (type ACP)
  • catalogue produits à produire (vente avant production)
Commande
  • libre, à n’importe quel moment (type magasin) - sans e-commerce?
  • libre, hebdomadaire (type marché)
  • libre, annuelle (avant production)
  • panier prédéfini
  • panier surprise
  • mélange entre plusieurs solutions (fixe + libre)
Paiement
  • prépaiement
  • après la confirmation de la commande
  • sur place

Pas de paiement centralisé par carte de crédit! AlimentSuisse ne prend aucune commission, paiement direct par :

  • virement bancaire sur le compte du responsable
  • Paypal (3.4% + 0.55fr par commande)
  • porte-monnaie virtuel
  • module installé par le responsable (carte de crédit, TWINT, ...)
Livraison
  • espace libre d’accès (type magasin)
  • espace temporaire (type marché)
  • à domicile
Etape par étape
  1. atelier Solutions pour intermédiaires - voir intérêt et besoins
  2. groupe de travail - cahier des charges, priorités, préparation et promotion
  3. financement participatif
  4. travail informatique
  5. travail promotionnel
  6. formations pour les intermédiaires
  7. mise en place des premiers clubs

Prochain atelier: mardi 6 mars 2018, cahier des charges pour les commandes sur AlimentSuisse

Notes Certification participative

Gabrielle Bussard nous a présenté le Système Participatif de Garantie (SPG ou certification participative) le 16 janvier 2018 à la Maison Verte à Romont.

Définition

Les Systèmes Participatifs de Garantie (SPG) sont des systèmes d’assurance qualité ciblés localement. Ils certifient les producteurs basés sur la participation active des parties prenantes et reposent sur une base de confiance, de réseaux et d'échange de connaissances.

Buts des SPG

Promouvoir plutôt que réglementer le marché de l’agriculture biologique, favoriser et soutenir une agriculture paysanne et non industrielle.

  1. Promouvoir une agriculture biologique locale portée et soutenue par les citoyens et axée sur les agriculteurs et leurs besoin spécifiques. Trouver ou soutenir des intermédiaires soucieux de revendre des aliments produits et revendus de manière consciente et équitable. La certification participative est en quelque sorte un label citoyen.
  2. Rendre la nourriture biologique et naturelle accessible à tous, la certification participative étant beaucoup plus accessible financièrement pour l’agriculteur. Personne n’encaisse d’argent au passage, personne n’a de droits sur cette certification. L’agriculteur aura peut-être quelques coûts liée à des modification à la ferme mais le but est de trouver des solutions pour que tout puisse être utilisé ou transformé afin de limiter les coûts. L’entraide et la transmission des savoir-faire anciens sont un point clé.

Caractéristiques

  • Vision commune entre toutes les parties prenantes
  • Participation active des acteurs
  • Transparence
  • Apprentissage
  • Horizontalité
  • Confiance

Démarche

  1. Un groupe de personnes souhaite mettre sur pied un réseau producteurs-consommateurs- intermédiaires (y compris les artisans transformateurs).
  2. Le groupe élit un comité ou décide d’écrire la charte tous ensemble.
  3. La charte doit être fondée sur la base des 6 points caractéristique des SPG.
  4. On prévoit un moyen d’écoulement des produits des paysans du groupe: marché-paysan, un coin du marché conventionnel, magasin à la ferme (tous peuvent vendre les produits de tous), démarchage de magasins bio ou souhaitant favoriser les circuits courts.
  5. Quand la charte est définie et adoptée par l’ensemble du groupe, que le canal de distribution est défini, il est temps de « recruter » des paysans souhaitant faire partie d’un réseau favorisant l’agroécologie et l’agriculture paysanne de proximité. Ils peuvent écouler leurs produits au sein du réseau mais aussi continuer leurs activités courantes.
  6. Le paysan doit adhérer à la charte mais il est tout à fait possible d’avoir un délai pour la mise en place de certains changements. La charte ne doit jamais être un frein mais plutôt une source d’encouragements et le groupe doit pouvoir être une ressource et se mobiliser lorsque l’un des paysans a besoin d’aide pour la mise en place de la charte sur son domaine.
  7. Un organe de contrôle indépendant du comité doit être élu afin de vérifier sur place, en dehors des visites ouvertes à tous, le fonctionnement des fermes et le respect de la charte. Des clauses d’exclusion doivent bien entendue être rédigées mais l’application du cahier des charges ne doit jamais être un frein pour le producteur. Le but étant plutôt un partage de connaissances et une transparence qui permette à chacun de dire s'il ne peut pas appliquer quelque chose chez lui et de chercher tous ensemble une solution.
  8. Sur une grand territoire, la certification et le contrôle se fait par des petits groupes locaux. Ils s’autogèrent tout en respectant la charte commune à tous les producteurs, éventuellement en l'adaptant à la réalité locale.

Conclusions

  • L’éloignement producteur-consommateur fait les choux gras des grands distributeurs. Rapprocher les consommateurs, les producteurs, les artisans et les intermédiaires est le premier but d’un SPG.
  • Les SPG permettent de valoriser de petites structures et d’encourager l’agriculture paysanne de proximité. L’idée de départ est de rester en lien avec les exigences de la terre, du sol et des paysans eux-mêmes au lieu d’imposer un rythme industriel à la nature.
  • C’est un outil qui permet de certifier, comme un label, mais qui est à 100% citoyen - personne n’impose une norme, personne n’encaisse d’argent.
  • Construire un SPG est simple et modulable à l’infini, on peut l'appliquer dans d’autres domaines (restauration, vannerie, textile, énergies renouvelables, etc). Il est toujours possible d’éditer et d’appliquer des chartes, de réunir et de mettre en valeur les personnes qui travaillent avec éthique et justice.
  • Le changement ne tombera pas du ciel, c’est à nous de construire le monde que nous voulons.

Un grand merci à Gabrielle pour cette découverte et pour ces notes!

Retour atelier Solutions commerciales 23.11.2017

Producteurs

Je veux:

  • être payé le juste prix, la valeur réelle des produits
  • vendre toute ma production
  • être compris par le consommateur
  • être respecté
  • faire plaisir

Je ne veux pas:

  • travail administratif
  • négocier
  • être trop gentil
Consommateurs

Je veux:

  • avoir la réalité (production locale), pas forcément choisir
  • rencontrer les producteurs
  • informations sur les structures qui existent
  • transparence:
    • provenance
    • qualité
    • marge des intermédiaires

Solutions

  • supermarché de producteurs
  • camion de producteurs ("lundi le poissonnier")
  • achats groupés
  • 1 consommateur fait le tour des producteurs pour les autres
  • contractuel + libre
  • cantines/restaurants qui s’adaptent à la production locale
  • solutions pour transformer la production excédentaire
Autres idées
  • choix de solutions en différentes couleurs (vert = meilleure solution pour les producteurs)
  • éduquer les clients, développer le sens critique
  • exemples de changement de comportement, témoignages
  • motiver les communes/autorités
  • donner panier aux personnes dans le besoin (au lieu de Caritas)

Retour présentation réseau 26.10.2017

Nous avons dévoilé le nom et le fonctionnement du réseau suisse producteurs-consommateurs le 26 novembre 2017. Personne n’était au courant du concept qu’on allait proposer, du coup la vingtaine de participants était fortement intéressée par le sujet. Il y avait des producteurs, des intermédiaires et des porteurs de projet, mais aussi des simples consommateurs. La diversité des points de vue a été la grande richesse de la soirée. Nous avons remarqué des envies d’implication, d’organisation et de collaboration qui nous rendent optimistes pour l’avenir de l’alimentation en Suisse Romande.

Attentes d’un réseau producteurs-consommateurs

  • Produits locaux
  • Traçabilité
  • Transparence
  • Circuits courts
  • Découvertes
  • Liens sociaux
  • Respect
  • Equitable
  • Durable
  • Bio
  • Souplesse
  • Choix
  • Outil de gestion
  • Emplois

Idées sujets de discussion et thèmes de rencontres

  • Transparence des prix
  • Prise de conscience de la valeur du travail
  • Explication des rotations de cultures
  • Echange de recettes
  • Valorisation des produits
  • Trouver des débouchés
  • Gestion des déchets
  • Explication des normes
  • Cadre AlimentSuisse (admissions/démissions)

Autres réflexions

  • Besoin d’intermédiaires intègres
  • Attention aux structures en place
  • Proposer des lieux de distribution
  • Utiliser les programmes de réinsertion
  • Collaborer avec les ACP
  • Ne pas se faire racheter par les grandes entreprises